LE MUR DE L'ATLANTIQUE EN FRANCE
 
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 Directive n° 40 de Hitler

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Patrick.Fleuridas
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MessageSujet: Directive n° 40 de Hitler   Mer 11 Nov 2015 - 18:15

Bonsoir à tous,
Cette directive de guerre est souvent considérée comme l'acte de naissance du mur de l'atlantique. En voici une traduction complète qui permet de comprendre l'édification du "rempart" Bonne lecture.
Le document est consultable, en anglais, sur:
http://www.ibiblio.org/hyperwar/USA/USA-E-XChannel/USA-E-XChannel-C.html
Cordialement

Patrick
_____________________________________________________________________________________________________





Directive N°40
Quartier général du Führer
23 Mars 1942

Top Secret

The Führer
et Commandant suprême des Forces armées
25 Copies
Copy No.
OKW/WFSt/Op.Nr.: 001031/42 g.Kdos.

Sujet: Organisation militaire sur les côtes.

I.) Situation Générale:

Dans les jours à venir, les côtes de l'Europe seront sérieusement exposées au danger des débarquements ennemis.

L’heure et l’endroit au choix de l'ennemi pour des opérations terrestres ne sera pas fondé seulement sur des considérations stratégiques. A l’inverse d'autres théâtres d’opérations, les engagements entre alliés, et les motifs politiques peuvent inciter l'ennemi à arriver à des décisions qui seraient peu susceptibles de ne résulter que de discussions purement militaires.

Même les opérations de débarquement terrestres ennemies avec des objectifs limités seront – comme l'ennemi semble l’établir lui-même sur l’ensemble des côtes – de nature à affecter nos propres plans dans tous les cas. Elles perturberont notre cabotage côtier et immobiliseront des forces puissantes de l'Armée (de la Wehrmacht) et de la Luftwaffe qui deviendraient de ce fait indisponibles pour l'engagement sur des points critiques. En particulier, de graves dangers surgiront si l'ennemi réussit à prendre nos terrains d'aviation, ou à établir des bases aériennes dans le territoire qu'il a capturé.

D'ailleurs, nos installations militaires et nos industries de guerre qui sont, dans beaucoup de cas, situés le long ou près des côtes, et dont dépendent en partie un équipement de valeur, invitent l’ennemi à des incursions locales.

Une attention particulière doit être prêtée aux préparatifs britanniques en vue de débarquements sur des côtes ouvertes, sur lesquelles de nombreuses barges de débarquement de véhicules de combat blindé et d’armes lourdes sont possibles. Des opérations à grande échelle de parachutages et d’atterrissage de planeurs doivent de même être envisagées.

II.) Instructions tactiques générales pour la défense côtière :

1.) La défense côtière est une mission pour les forces armées, et elle exige une coopération particulièrement étroite et complète de tous les services.

2.) L'identification opportune des préparatifs, de la concentration, et de l'approche de l'ennemi pour une opération terrestre doit être le but du Service des Renseignements qu’il s’agisse aussi bien des reconnaissances habituelles de la Kriegmarine ou de la Luftwaffe.

Les flottes concentrées en vue d'opérations d'embarquement ou de transport en mer doivent par conséquent être la cible des forces aériennes et navales, avec l'objectif de détruire l'ennemi aussi loin outre de nos côtes qu’il soit possible.

Cependant, comme l'ennemi peut employer habilement la tromperie et tirer profit d’une mauvaise visibilité, il peut de ce fait nous prendre complètement par surprise, toutes les troupes qui pourraient être exposées à de telles opérations de surprise doivent toujours être entièrement prêtes à une action défensive.

L'opposition de la tendance bien connue des troupes à relâcher leur vigilance avec le temps qui passe sera l'une des fonctions du commandement les plus importantes.

3.) L’expérience de récentes batailles nous a enseignée qu’en combattant sur des plages - ce qui incluent les eaux côtières comprise dans la portée moyenne de l'artillerie côtière - la préparation et l'exécution des opérations défensives doivent sans équivoque et ni réserve être concentrées dans les mains d'un seul homme.

L’ensemble des forces et des équipements disponibles des multiples services, des organismes et des formations extérieures aux forces armées, comme les agences civiles allemandes dans la zone des opérations sera commis par le commandant responsable pour la destruction des équipements de transport et des forces d'invasion de l’ennemi. Cette instruction doit conduire à l'effondrement de l'attaque ennemie avant, si possible, mais au plus tard, avant le débarquement réel.

Une contre-attaque immédiate doit annihiler les forces ennemies débarquées, ou les rejeter à la mer. Tous les outils de la guerre - sans se soucier du service, ou la formation extérieure aux forces armées auxquelles ils pourraient appartenir – doivent être conjointement affectés à cette fin. Néanmoins, les établissements d'approvisionnement de la marine sur le littoral ne doivent pas être entravés dans leurs fonctions essentielles, ni l’organisation au sol de la Luftwaffe et la protection par la Flak des terrains d'aviation ne doivent être altérés dans leur efficacité, à moins qu'ils ne deviennent directement affectés par les opérations de combat au sol.

Aucun quartier général et aucune unité ne peuvent lancer un mouvement de repli dans une telle situation. Partout où des Allemands sont affectés sur ou près de la côte, ils doivent être armés et entraînés pour le combat actif.

L'ennemi doit être empêché de s'établir sur n'importe quelle île qui, dans des mains ennemies, constituerait une menace sur le continent ou les déplacements côtiers.

4.) La disposition des forces et l'amélioration des fortifications doivent d'être réalisées de telle sorte que l'effort défensif principal se développe dans ceux des secteurs côtiers qui sont les emplacements les plus probables pour les débarquements ennemis (secteurs fortifiés).

Le reste des secteurs côtiers qui sont vulnérables aux coups de main, même de petites unités, doivent être protégés au moyen d'un type de point d’appui défensif, l'appui utilisant, si possible des canons de marine. Toutes les installations d'importance économique et militaire seront incluses dans ce système de défense des points d’appui.

Les mêmes règles s'appliquent aux îles. Les secteurs côtiers qui sont le moins en danger seront patrouillés.

5.) Les multiples services établiront une définition uniforme des secteurs côtiers, au besoin sur la base d'une décision finale de la part du commandant responsable désigné au III.) 1.) ci-dessous.

6.) Grâce à l'attribution de forces adéquates, l’amélioration des positions (périmètres de défense), et au stockage des approvisionnements, les secteurs fortifiés et les points d’appui doivent permettre de tenir en échec pendant des périodes prolongées des forces ennemies même supérieures.

Les secteurs fortifiés et les points d’appui doivent être tenus jusqu’au dernier. Ils doivent ne jamais être forcés de se rendre en raison d'une pénurie de munitions, de rations, ou d’eau.

7.) Le commandant responsable désigné au III.) 1.) ci-dessous, donne des ordres pour la sécurité côtière, et assure une évaluation, un collationnement, et une diffusion rapide aux états-majors autorisés et aux agences civiles des renseignements obtenus par tous les services.

Dès la première indication d'une opération ennemie imminente, ce commandant est autorisé à publier les ordres nécessaires pour assurer la reconnaissance unifiée et complémentaire par mer et par air.

8.) Tous les éléments stationnés à proximité de la côte, y compris les état-majors ou des unités des forces armées, ou des organismes ou formations en dehors des forces armées, renonceront aux finesses du protocole en temps de paix. Leurs veilles, les mesures de sécurité, équipement, l’état d'alerte, et l’utilisation de leurs ressources locales seront régis seulement par la nécessité de parer à chaque incursion ennemie avec les plus grandes vitesse et force. Partout où la situation militaire l’exige, la population civile sera évacuée immédiatement.

III.) Commandement :

1.) Les autorités suivantes sont responsables de la préparation et de la conduite de la défense sur des côtes sous contrôle allemand:

a) sur le théâtre des opérations à l’Est (à l'exclusion de la Finlande), les commandants d'armée désignés par l’OKH ;

b) dans le secteur côtier sous le commandement de l'armée en Laponie, le général commandant l'armée en Laponie ;

c) en Norvège, le commandant des forces armées en Norvège ;

d) au Danemark, le commandant des troupes allemandes au Danemark ;

e) dans l'ouest occupé (y compris les Pays Bas), le commandant en chef de l’ouest;

Dans les sujets concernant la défense côtière, les commandants mentionnés dans les catégories d) et e) ci-dessus sont sous le contrôle direct de l'OKW.

f) dans les Balkans (y compris les îles occupées), le commandant des forces armées du Sud-Est;

g) Dans la Baltique et en Ukraine, les commandants des forces armées dans la Baltique et en Ukraine;

h) dans la zone de l'intérieur, les amiraux commandants.

2.) Dans le cadre des missions côtières de la défense, les commandants indiqués dans III.) 1.) ci-dessus, aura l'autorité de commandement sur les états-majors tactiques des services, des autorités civiles allemandes aussi bien que des unités et des organismes en dehors des forces armées qui sont situées dans leurs secteurs respectifs. En exerçant cette autorité, les commandants publieront des ordres tactiques, d'organisation, et d'approvisionnement nécessaires pour la défense côtière, et s’assurent de leur exécution. Ils influenceront l’entraînement a formation à quelle qu'en soit l’ampleur nécessaire pour préparer leurs forces pour les opérations au sol. Les données requises seront mises à leur disposition.

3.) Les ordres et les mesures mettant en application cette directive accorderont la priorité à ce qui suit :

a) inclusion dans des secteurs fortifiés ou des points d’appuis de toutes les installations importantes militairement ou à l'économie de guerre, en particulier de celles de la marine (bases de sous-marins) et de la Luftwaffe;

b) direction unifiée de la surveillance côtière ;

c) les défenses d'infanterie des secteurs fortifiés et des points d’appui;

d) les défenses d'infanterie des installations isolées à l’extérieur des secteurs fortifiés et des points d’appui, tels que les patrouilles côtières et stations de surveillance;

e) les défenses d'artillerie contre les cibles au sol (en installant de nouvelles batteries côtières et en déplaçant ceux en position, les conditions de la guerre navale recevront la priorité) ;

f) La situation de préparation de la défense des établissements fortifiés, de leur amélioration structurale, et du stockage des approvisionnements fournit, aussi bien que celle de préparation et de stockage défensifs des approvisionnements dans les installations d'isolement en dehors de ces établissements (y compris l’approvisionnement de toutes les armes nécessaires pour la défense, mines, grenades à main, lances-flammes, matériels d'obstacle et similaires) ;

g) communications radios ;

h) Des essais de l'état d'alerte aussi bien que l’entraînement de l'infanterie et de l'artillerie dans le cadre des missions défensives.

4.) Une autorité semblable sera investie dans les états-majors des commandants locaux descendant vers les commandements de secteur, pour autant qu'ils ont été chargés d'assurer la défense des secteurs côtiers.

Les commandants énumérés au III.) 1.) ci-dessus, bénéficieront généralement de telles responsabilités sur les généraux commandants des divisions de l'armée qui sont désignés pour la défense côtière, et en Crête, par le commandement de la forteresse de Crête.

Dans différents secteurs et sous-secteurs, et en particulier dans les établissements qui ont été certainement indiqués comme bases aériennes ou navales, les commandants locaux de la Luftwaffe ou de la Kriegmarine doivent être en charge de l’ensemble de la défense, pour autant que leurs autres missions leur permettent d'assumer ces responsabilités.

5.) La marine et les Armées de l'Air stratégiques sont sujettes au contrôle de la marine ou de la Luftwaffe, respectivement. Cependant, en cas d'attaques ennemies sur la côte, elles doivent être capables dans le cadre de leur tactique de bondir pour se conformer aux demandes des commandants responsables des opérations défensives. Pour cette raison, elles doivent être incluses dans l'échange du renseignement militaire, en vue de leur futur emploi. Le contact étroit doit être maintenu avec leurs plus hauts sièges sociaux respectifs.

IV.) Les missions spéciales des multiples services dans le cadre de la défense côtière :

1.) Marine:

a) organisation et protection de l'expédition côtière ;

b) entraînement et engagement de toute l'artillerie côtière contre des cibles de mer ;

c) engagement des forces navales.

2.) Luftwaffe:

a) défense aérienne dans les régions côtières.

Cette mission n'affecte pas le pouvoir des commandants locaux de diriger la défense de l'ensemble de l'artillerie de la Flak adapté et disponible pour l'engagement contre les forces ennemies d'invasion.

b) L’amélioration de l'organisation au sol de Luftwaffe et de sa protection contre les attaques surprises aériennes et au sol de surprise sur les terrains d'aviation qui n'ont pas été suffisamment protégés par leur inclusion dans le système de défense côtier.

c) engagement des forces aériennes stratégiques.

Des opérations de contrôle approfondi résultant de ces missions spéciales doivent être acceptés comme inévitables.

V.) à partir du 1er avril 1942, tous les instructions et ordres non en accord avec la directive actuelle sont annulés.

Les nouvelles directives de combat prises par le commandement responsable conformément à ma directive me seront soumises par l’intermédiaire de l’OKW.


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MessageSujet: Re: Directive n° 40 de Hitler   Mer 11 Nov 2015 - 18:47

Tu en aurai pas un qui vient de Normandie ? Very Happy study
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